L’impression 3D

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Des colorations d’impression nombreuses

L’impression 3D est devenue depuis peu, un engouement qui mêle à la fois technicité et patience. L’apprentissage de cette nouvelle technologie demande à la fois une certaine connaissance des modeleurs numériques qui sont nombreux si on liste déjà simplement les plus courants dans le domaine de l’architecture et de l’optimisation d’impression pour parfaire le résultat final de ses attentes.

On peut bien évidemment se limiter à imprimer des objets ou des éléments qui sont déjà existants sur le net, certains sites sont déjà en ligne et proposent des bibliothèques assez conséquentes d’objet divers et variés pour se lancer dans l’impression 3D comme une satisfaction d’usage.

Toutefois la satisfaction personnelle est largement plus étoffée lorsqu’on introduit la notion de conception, de mise à l’échelle, d’optimisation du modèle, de gestion des éléments à imprimer et du placement de l’objet à imprimer pour éviter les effets pervers de certaines dépouilles et contre-dépouilles. Il est une nécessité de prendre en compte que les premiers temps sont semés d’erreurs, de recommencements, pour arriver à finaliser l’objet souhaité surtout si celui-ci comporte des imbrications ou des emboîtements qui lui sont propres. Le plateau de prise en charge de l’imprimante est également un point important qui va intervenir sur le résultat final car sous l’effet de la chaleur, de la dimension de la pièce à réaliser, la pièce risque de connaître une légère déformation dans la partie terminale de chaque angle. L’ensemble de ces imperfections, souvent liées à une problématique d’astuces ou d’optimisation de pièces, sont amenées à se résoudre au fil d’une utilisation récurrente.

Il existe un nombre important d’imprimantes 3D, qui offrent chacune des caractéristiques très différentes et se positionnent en termes de prix sur une échelle allant de 149,99 € à plus de 10.000 €. Dans mon cas, j’ai pu travailler avec deux machines très différentes dont j’ai fait l’acquisition sur machine 3D. L’une est de marque Makerbot avec une utilisation de filament en PLA et l’autre est une Upbox avec utilisation de filament en ABS. Les deux disposent d’une surface imprimable d’environ 15 x 20 ht 15 cm. La vitesse d’impression peut varier selon la densité matière déterminée dans les épaisseurs et de la finesse souhaitée en finalité. Il faut savoir qu’une plaque d’environ 1 cm d’épaisseur se gère avec une trame hexagonale type nid d’abeille pour créer le renforcement matière de cette plaque. Au gré de la densité de cette trame, qui se paramètre au travers du logiciel d’impression, la durée globale va en être modifiée. Pour la réalisation de l’image ci-dessous il aura fallu plus de six bonnes heures pour finaliser l’ensemble.

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une précision relative mais largement suffisante

La conception d’un objet peut se réaliser sur l’ordinateur à partir d’un logiciel 3D courant  (Sketchup) ou spécifique (Archicad, Allplan, Cadworks…). Il est nécessaire de traduire ou plutôt d’exporter son fichier en .stl (stéréolithographie) pour pouvoir l’importer dans le logiciel pilote livré avec l’imprimante pour parfaire les réglages d’impression, le positionnement, l’optimisation des pièces sur le plateau et enregistrer le fichier final en .x3G. L’impression se fait ensuite en direct si l’imprimante est connectée en mode USB ou par carte SD si celle-ci est éloignée.

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Maquette d’un projet d’ehpad de 1,70 m x 0,90 m entièrement en impression 3d (photo prise en cours de réalisation)

 

Ci-dessus la maquette de l’Ehpad finalisée qui a été intégralement produite sur une imprimante Makerbot en PLA à l’exception de la végétation. Cette maquette est composée de plusieurs fragments 15 x 20 cm avec une hauteur de 1 à 4 cm pour définir le relief du terrain. Les bâtiments de la maquette ont fait d’une impression directe en filament PLA de couleur.

Ci-dessous, l’imprimante Makerbot en action pour l’impression d’un petit bâtiment, d’un d’un fauteuil Eames et d’un éléphant rose…

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